Le changement d’atmosphère est total. On est ici dans la ville moderne dont les critères d’aménagement correspondent à ceux du XIXe siècle, rues larges, trottoirs, immeubles alignés. Point d’orgue de ces aménagements, la construction entre 1881 et 1886 de l’Hôtel de ville. Amand Charrier, architecte de la ville en fait une copie réduite de l’hôtel de ville de Paris.
Les remparts
Vannes conserve aujourd’hui les trois quarts de son enceinte fortifiée. Au nord, des portions de la muraille gallo-romaine ont résisté aux outrages du temps. Les portes fortifiées à l’époque des Montfort, telle la Porte Prison ou celle de Calmont, sont protégées par des tours et des ponts-levis à balanciers. Mais la plus belle porte est sans aucun doute la porte Saint-Vincent, érigée en 1624 et restaurée en 1747. Ici, le décor de niches à coquilles, de colonnes à chapiteaux, a remplacé les meurtrières, les mâchicoulis et autres artifices défensifs.
Accès aux jardins des remparts
Prendre l’escalier à droite de la porte pour longer l’enceinte par les jardins. Ces jardins dits « à la française » ont été aménagés dans les années 50. Selon la saison leur floraison varie. Vous êtes au pied du bastion de la Garenne, construit au début du XVIIème siècle, c’est le dernier élément défensif ajouté à l’enceinte médiévale. Sa terrasse permettait de recevoir de volumineux canons.
Les lavoirs
Construits entre 1817 et 1821 s’inscrivent dans le paysage le plus célèbre de Vannes. De nombreuses souches de cheminées indiquent la présence des buanderies. La galerie couverte qui suit la courbe de la rivière permettait aux laveuses ou lavandières de rincer leur linge, à l’abri, dans la Marle. Une écluse, visible en contrebas, maintenait un bon niveau d’eau dans la rivière. Leur restauration s’est achevée en Septembre 2006.
Christian